France
Communiqué de Jean-Claude Mailly

Y participaient : la CGT, FO, la FSU, Sud/Solidaires, l’UNEF, l’UNL et la FIDL. Pour la confédération la délégation était composée de : Michelle BIAGGI, Marie-Alice MEDEUF-ANDRIEU, Didier PORTE et Frédéric SOUILLOT, secrétaires confédéraux.

Dans la première réunion un texte a été adopté par quelques organisations (la CFDT, la CFTC, la CGC, l’UNSA, la FAGE). Elles font quelques propositions mais ne conteste pas la philosophie générale du projet de loi dont l’inversion de la hiérarchie des normes.

Le texte issu de la réunion de l’après-midi a débouché sur un communiqué (cf. ci-dessous) adopté par FO, la CGT, la FSU, Sud/Solidaires, l’UNEF, l’UNL et la FIDL. Il conteste la philosophie du projet de loi, soutient les mobilisations du 9 mars et appelle à une journée de grève et de manifestations le 31 mars.

J’adresserai au Premier Ministre au titre de FORCE OUVRIERE le préavis de grève national. Il convient donc maintenant de tout mettre en oeuvre pour réussir ce rapport de forces.

Dans les jours à venir nous réaffirmerons au gouvernement (Premier Ministre et Ministre du travail) nos positions, à savoir la suspension (remise à plat totale et sans calendrier), c’est-à-dire le retrait. Comptant sur vous. Amitiés syndicalistes.

Jean-Claude MAILLY Secrétaire général 

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Communiqué commun CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Réforme du code du travail : Il y a urgence à se mobiliser !

Le projet de loi visant à réformer le droit du travail constitue une régression sociale que nous n’acceptons pas. Les principes qui fondent les garanties collectives sont remis en cause, les licenciements facilités et les indemnités prud’homales plafonnées.

Ce projet de loi prévoit des procédures de décisions dans les entreprises et établissements qui placent les salarié-es sous la menace et le chantage à l’emploi. Il vise à remettre en cause l’égalité de droit et de traitement en abandonnant le niveau national de négociation et en contournant les syndicats. Il mettrait en place d’autres dispositions porteuses de régressions : temps de travail, apprentissage, formation professionnelle...

Le chômage atteint un niveau record, la pauvreté explose et, pour la première fois depuis l’après-guerre, l’espérance de vie recule. Précariser le salariat, faciliter les licenciements ne créent pas d’emploi comme le démontrent les politiques menées depuis plusieurs décennies.

N’acceptant pas que la société promise aux jeunes soit celle de la précarité, nos organisations portent d’autres exigences en termes d’emploi, de temps de travail de formation, de protection sociale et de conditions de travail. Chacune de nos organisations développera ses propositions.

Aujourd’hui le mécontentement est réel et s’intensifie. Il se matérialise par des luttes dans les entreprises, le secteur public et les lieux d’études. Il revêt aussi un caractère intergénérationnel avec la mobilisation des jeunes et celle des retraité-es.

En ce sens, les mobilisations annoncées le 9 mars constituent un rendez-vous important qu’il convient de réussir. Le mouvement social s’étend. Une imposante majorité considère que le projet de réforme du code du travail est une menace pour les salarié-es et ne créera pas d’emplois.

Nous le pensons aussi ! Les premières réactions syndicales et citoyennes ont contraint le gouvernement à un premier recul. Mais ni le changement de date, ni le changement de titre ne rendent ce projet acceptable. Le 31 mars ,les salarié-es, les privé-es d’emplois, les jeunes, les retraité-es ont toutes les raisons de se mobiliser ensemble, par toutes les formes, y compris par la grève et les manifestations sur tout le territoire, pour obtenir le retrait du projet de loi de réforme du code du travail, et pour l’obtention de nouveaux droits, synonymes de progrès social, pour gagner aussi une autre répartition des richesses dans une société solidaire. Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL réunies ce jour, invitent l’ensemble les salarié-es, les jeunes, les retraité-es, les privé-es d’emploi à s’inscrire dans les mobilisations. Montreuil, le 3 mars 2016