Grenoble
Une longue grève s'annonce à la TAG

Le 16 octobre 2017, a eu lieu la dernière réunion de négociation sur la Sécurisation des Parcours Professionnels dans les Transports Urbains.

En préambule, la représentante du Ministère du travail informe que la CFTC n’est plus représentative dans la branche Transports Urbains et qu’elle ne participera plus aux prochaines réunions sauf accord unanime.

 

Lors de cette réunion, en intersyndicale, nous avons porté en discussion des revendications communes (FO, CGT, CFDT, CFTC, UNSA, CGC)

Ci-dessous les revendications communes accompagnées des réponses de la partie patronale (UTP).

 

Ø  Mise en place par accord de branche, d’un temps partiel bonifié (+10 % de salaire ex :80 % travaillé payé 90 %) de fin de carrière pour les salariés justifiant de 15 ans d’ancienneté dans la profession et à moins de 5 ans de son départ à la retraite, sans possibilité pour l’employeur de s’y opposer.

 

NON, sauf pour les travailleurs de nuit sous 3 conditions…

 

Ø  Mise en place d’une prévoyance inaptitude pour les salariés qui ne sont pas couverts par l’Ipriac.

 

NON, une étude sera diligentée…

 

Ø  Mise en place d’un jour de congé payé supplémentaire par tranche de 5 ans d’ancienneté.

 

NON, …

 

Ø  Réouverture de la NAO de branche :

 

NON, …

 

Ø  Augmentation de la valeur du point de 3% pour sortir progressivement de la forfaitisation du plus bas coefficient de la grille de salaire conventionnelle,

 

NON, …

 

Ø  Mise en œuvre d’un 13ème mois conventionnel.

 

NON, …

 

 

 

À ce stade des discussions, les propositions de l’UTP sont très insuffisantes et ne sont pas de nature à retirer les préavis de grève pour la journée du 20 octobre… et jusqu'au 30 décembre. Entre autre les syndicats demandent l'abrogation de la loi El khomri, le retrait des ordonnances, un permis professionnel. 

Communiqué de presse intersyndical

Le 20 octobre 2017 tous les salariés des Transports Urbains seront en grève. 

La négociation engagée depuis plus de 2 ans, avec de belles promesses du syndicat patronal, n’a pas avancée. 
 

Idem  pour  les  négociations  salariales  de  branche  où  il  n’y  a  pas  eu  d’augmentation  sur  les  minimums conventionnels. 
 

Les Organisations Syndicales représentatives de la branche regrettent qu’à l’issue de la séance paritaire de  négociation  de  ce  lundi  16  octobre  2017,  l’UTP  soit  restée  sourde  à  la  plate-forme  revendicative unitaire.
 

Pire, l’UTP nous fixe une prochaine réunion de négociation le 14 février 2018 sur les salaires ! C’est une conception  archaïque  du  dialogue  social  et  ce  n’est  pas  un  signe  d’ouverture  pour  tenter  d’éviter  la situation  conflictuelle.  Cela  fera  3  ans  que  les  salaires  conventionnels  de  la  branche  n’ont  pas  connu d’évolution. 
 

L’appel à la mobilisation des salariés de la profession reste entière et nous appelons l’UTP à revoir ses positions afin d’ouvrir des droits conventionnels nouveaux d’un haut niveau social. 
 

C’est  à  cette  seule  condition  que  nous  pourrons  sortir  de  la  spirale  concurrentielle  actuelle  dont aujourd’hui les salariés paient le prix soit sur leur emploi soit sur leur statut social d’entreprise. 
 

Les Organisations Syndicales se retrouveront à l’issue de la journée du 20 octobre pour définir d’autres journées de mobilisation. 

 

                    Paris, le 16 octobre 2017