Bourgoin-Jallieu
Le maire veut mettre les syndicats à la porte
L’ensemble des occupants de la maison des syndicats devront avoir quitté les lieux au 31 décembre

Un rendez-vous est pris avec le maire le 21 juillet prochain à 14h30
 
Une école maternelle. Puis, une maison des syndicats rénovée après 200 000 euros de travaux. Et ensuite ? Le maire Vincent Chriqui souhaite donner une nouvelle affectation à ce bâtiment situé au 2 rue de Funas. Laquelle ? « Plusieurs pistes sont possibles : localiser des services municipaux, héberger des associations ou louer ce bâtiment de 255 m2. » Conséquence : les actuels occupants, à savoir, les quatre unions locales CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, ainsi que les représentants des employés municipaux CGT et CFDT vont devoir quitter les lieux au 31 décembre 2016.
 
La Ville a signifié à chacune d’elles hier matin via leurs messageries électroniques.
Devant la presse, Vincent Chriqui a avancé deux raisons pour justifier son choix. Le contexte national a joué dans la décision du maire LR (Les Républicains) de Bourgoin-Jallieu. Au terme de la séquence qu’on vient de vivre au plan national, on voit que les syndicats prennent des positions de moins en moins dictées par l’intérêt général, mais répondent à des considérations d’ordre corporatiste. Les manifestations mobilisent les forces de l’ordre alors que celles-ci devraient consacrer leur temps à lutter contre le terrorisme et empêchent des milliers de salariés d’aller travailler. Pourquoi utiliserait-on les « impôts des berjaliens pour ça ? »
 
Contraites budgétaires.
 
Deuxième argument : la gestion très rigoureuse du patrimoine municipal. « Nous valorisons les bâtiments communaux en en vendant certains comme l’actuel bureau des élus, pont Saint-Michel. Nous en ouvrons d’autres aux associations comme l’ancienne école primaire des Lilattes, rue de la Libération, ou celle de Champ-Fleuri. » Et d’entamer une rengaine bien connue : « Les fortes contraintes budgétaires imposées aux communes par les baisses successives des dotations de l’État nous conduisent à prendre cette décision. »
 
Célia LOUBET
 
« Un usage datant de 1938 »
 
La nouvelle est tombée hier matin comme un coupe­ret. Au 31 décembre 2016, l’ensemble des occupants de la maison des syndicats devront avoir quitté les lieux. Cette décision du maire a soufflé tout le monde. « Ils sont dingues I », s’exclame Charles Gérard, secrétaire de l’Union locale FO en dé­couvrant le mail de la municipalité, envoyé dans la matinée « On nous met à la rue. On ne peut pas laisser faire ça. Au fil des heures, les couloirs de la maison des syndicats n’ont pas désempli. Quelle que soit leur étiquette syndicale, les représentants syndicaux ne comprennent pas cette décision. Certains font les cent pas dans les couloirs. Téléphone à la main l’un d’eux converse avec un délégué en vacances. « On est viré. Oui, viré à partir du 31 décembre. »
 
Un groupe de militants cé­gétistes décide de rédiger un communiqué de presse. Une élue de l’opposition, Frédérique Pénavaire, rejoint l’assemblée. « J’ai appris tout à l’heure, par hasard. Cela n’a jamais été évoqué en conseil municipal. Lors du précédent mandat, Jean-Pierre Girard, alors dans l’opposition, ne s’est jamais opposé à cette affectation. Les syndicats ont un rôle d’intérêt général pour des salariés qui sont en réelle dif­ficulté. »
Dénonçant « une décision arbitraire et autoritaire », l’Union locale CGT rappelait hier qu’en France, cela fait partie des « us et coutumes que des villes hébergent des organisations syndicales. C’est le résultat des luttes menées par le monde du:travail. Et à Bourgoin-Jallieu, c’est le cas depuis 1938 », précise Joëlle Lecerf. « Les organisations syndicales ne sont pas décidées à se laisser intimider. »

Article du Dauphiné Libéré du mardi 5 juillet 2016


 

Grenoble
Nous ne laisserons pas tomber

Manifestation grenobloise le 5 juillet

À Grenoble 1 500 personnes ont défilé contre la "loi travail". Alors que cette dernière arrive une nouvelle fois à l'Assemblée nationale, la philosophie générale du texte n'ayant pas changé, le 49.3 sera vraisemblablement utilisé pour la deuxième fois consécutive.

« Nous ne laisserons pas tomber », prévient d’emblée Jean-Claude Mailly, lors de la conférence de presse tenue dans les locaux de FO ce lundi 4 juillet. Devant un parterre de journalistes, il ajoute : « Si le projet de loi Travail est voté en l’état, il sera comme un chewing-gum qui colle aux chaussures pendant les semaines et les mois à venir. »

Des actions et mobilisations sont donc inscrites à l’agenda estival avec un rendez-vous fixé à la rentrée. 

F0 dans la rue le 5 juillet à Grenoble


 

France
Pour Damien c'est parti pour un tour

Une partie de l'équipe FO de la caravane du Tour

FO jeunes a été le déclic de l'action syndicale pour Damien Durin, policier municipal à Grenoble. “En début d’année, le responsable syndical de la ville de Grenoble a fait un appel à volontaire pour participer à une journée FO jeunes ; ça a été le déclic”. Le fait d’avoir une structure dédiée aux jeunes où ceux-ci peuvent parler entre eux, se donner des conseils afin d’apprendre mutuellement les uns des autres a ainsi été l’élément déclencheur de cet engouement nouveau pour l’action syndicale.

Damien est alors parti sur Paris pour deux jours, riches en découverte et en apprentissage, lui donnant l’envie d’aller encore plus loin. A son retour sur Grenoble, il s’est alors rapproché de la ville pour participer au conseil syndical et devenir référent Force Ouvrière au sein de l’équipe de jour de la police municipale. “Devenir référent c’était devenu pour moi une évidence. Je ne pouvais pas rester à rien faire face à la détresse de certains de mes collègues qui avaient même perdu goût en leur métier. Il fallait agir et vite.”

Depuis sa nomination, Damien prend donc son rôle très à cœur et espère bien par la même occasion inciter les nombreux jeunes de son unité à rejoindre le syndicat (*). Pour l'instant il sillonne la France avec l'équipe FO de la caravane du Tour de France 2016.

* extrait de l'article paru dans Alpes FO d'avil 2016 

Suivre la caravane FO sur facebook Tourdefrance By-fo


Damien Durin pendant le transfert


 

Grenoble
A 92% pour le retrait du texte

Manifestation à Grenoble le 28 juin

138 rassemblements et manifestations ont marqué le tempo du 28 juin 2016. A Grenoble c'est 5 000 personnes qui ont réaffirmées le rejet du projet de loi travail. 
 
La journée a été marquée également par la remise, dans les préfectures et à l’Elysée, de la votation dont le résultat est sans appel : 92 % de plus de 700 000 bulletins demandent le retrait du texte. 

Dans le cotège parisien, le Secrétaire général adjoint de la fédération Energie et Mines voudrait que les partisans de la loi Travail tiennent un discours plus clair. « Quand ils nous parlent de progrès social, il s’agit d’une tromperie. S’ils veulent changer de modèle de société qu’ils le disent clairement au lieu de nous expliquer qu’on a mal compris la philosophie du texte. »

 

Isère
AFFICHE POUR LE 5 JUILLET


 

Grenoble
Les policiers grenoblois sont choqués

Fresque Liberté Grenoble

"C'est honteux, la République nous la défendons, nous ne lui tapons pas dessus. Cette fresque fait mal, surtout en cette période difficile depuis les attentats.

C'est scandaleux, notre métier c'est gardien de la PAIX et quand on voit comme on nous représente... Lors des manifestations on est là pour protéger les manifestants des casseurs, ne l'oublions pas.

Ça blesse, vraiment, surtout quand on voit qu'aujourd'hui les policiers courent des risques même chez eux (policiers tué à Magnanville), les familles ne sont plus épargnées", explique Yannick Biancheri, de SGP-Police FO à Grenoble. (document France 3 Alpes)

 

France
HIÉRARCHIE DES NORMES ET PRINCIPE DE FAVEUR : COMMENT S’Y RETROUVER ?

Ainsi l’inversion de la hiérarchie des normes, en accordant la primauté à l’accord d’entreprise au détriment de la branche, ouvrirait la voie à de nombreuses régressions pour les salariés y compris à terme sur tous les pans du Code du travail. En d’autres termes, en entrouvrant la porte de l’inversion sur la durée du travail, pour les questions relevant encore de la branche à ce niveau, on ouvre la porte à la remise en cause à terme de l’existence des conventions collectives.
 
Compte tenu de la multitude d’informations véhiculées sur ces thèmes (parfois approximatives, voire erronées), il nous est apparu essentiel de réaliser un document apportant des précisions sur ces questions très complexes et d’une grande importance. Vous trouverez dans ce document pédagogique les réponses aux questions que vous vous posez :
 
Comment définir le principe de faveur et la hiérarchie des normes ?
 
Quelles sont les entorses au principe de faveur ?
 
Quels seront les changements concrets pour les salariés avec le projet de loi « travail » en la matière ?

lien de téléchargement du PDF

 

France
Guide de la Formation professionnelle FO 2016

Couverture du guide 2016

De l’éducation ouvrière à la sécurisation des parcours professionnels, tel pourrait être le résumé historique, quoique trop rapide et simplificateur, de l’évolution de la formation professionnelle. Cette question centrale du rapport de l’individu au travail a d’ailleurs toujours été au cœur de la confrontation sociale entre patronat et mouvement syndical.

L'ensemble des militants de la cgt-FO a toujours su s’approprier les fondements de l’action syndicale en matière de formation professionnelle : apprendre pour soi afin de maîtriser des outils et des dispositifs qui peuvent apparaître comme complexes, aider et revendiquer pour que les salariés puissent élever leur niveau de qualification. Ainsi, connaître son rôle en tant qu’élu du personnel, décrypter les stratégies patronales, répondre aux salariés qui souhaitent partir en formation, tel est donc l’objet de ce guide pratique réalisé par la Confédération. En définitive, il s’inscrit, modestement, dans la tradition de notr e organisation, la cgt-Force Ouvrière, qui fait de l’action syndicale un moteur de l’émancipation et de la promotion sociale des travailleurs. (extrait de la préface de Jean-Claude Mailly)

POUR TELECHARGER LE GUIDE EN PDF CLIQUEZ IC

 

Grenoble
La raison l'a emporté

Pascal Costarella (document DL)

La raison l'a emporté et permis à 3 000 personnes d'être dans les rues de Grenoble, jeudi 23 juin. Une nouvelle fois elles ont dit non à la loi travail et à la disparition des conventions collectives.

Interview de Pascal Costarella par le Dauphiné Libéré. http://www.ledauphine.com/isere-sud/2016/06/23/on-n-a-pas-le-droit-de-nous-interdire-de-manifester


 

Grenoble
Comité Général Exceptionnel le 28 juin

Frédéric Souillot manifestation le 26 mai, La Rochelle

Déjà, trois mois de combat contre la « loi travail » nous prendront le temps de faire le bilan de la lutte. Un Comité Général Exceptionnel se déroulera le mardi 28 juin à la Bourse du Travail à Grenoble, salle 164 du forum, en présence de Frédéric SOUILLOT, secrétaire Confédéral.
 
Les travaux débuteront à 9 h 30 et s’achèveront à 12 h00. Une collation sera servie sur place. L’après-midi  nous nous rendrons à la manifestation grenobloise qui débutera à 14 h à la gare SNCF.

Les inscriptions se font au sécrétariat de l'union départementale. 

 
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