Grenoble
Fort Chabrol grenoblois et démocratie participative

Le 12 août 1899, le dénommé Jules Guérin, chef d’une ligue d’extrême-droite, se barricade dans son local de la rue Chabrol, à Paris, et résiste aux assauts des forces de l’ordre.

Le 18 juillet 2016, Eric Piolle, Maire de Grenoble, se barricade dans l’hôtel de ville et en fait une forteresse imprenable. Protégé par une police municipale qu’en temps normal il méprise et maltraite, mais qu’il est bien content de trouver dans le cas présent, il est enfin en mesure de tenir son conseil municipal. Il aura fallu déployer une double rangée de policiers casqués devant l’hôtel de ville. Pour l'intersyndicale CGT-FO-SUD des Territoriaux de Grenoble « c’est sans doute cela, la démocratie participative »
Le conseil municipal peut finalement voter un plan inédit de casse des services publics grenoblois, prévoyant entre autres, la fermeture de trois bibliothèques de quartier. Mais également la fermeture d’un centre de soins infirmiers, et aussi de maisons des habitants. Au menu, il y aussi la dégradation irrémédiable de la Santé scolaire. Pour accompagner ce plan, 150 suppressions de postes et une détérioration des conditions de travail dans tous les services municipaux.

 

Grenoble
Rectorat, la mobilisation de juin a payé
On n'avait pas vu autant de participants depuis une décennie, lors de la mise en place des 35 heures : la forte mobilisation sociale du mois de juin au rectorat de Grenoble est la conséquence d'une dégradation continue et généralisée des conditions de travail mais aussi, et surtout, d'une prise de conscience des personnels qu’il faut agir pour changer les choses.

Rassemblements, pauses communes, assemblées générales, tracts .. les salariés étaient déterminés à exprimer leur exaspération, à faire du bruit pour se faire entendre. Ces actions ont rapidement porté leurs fruits : une délégation représentant l’ensemble des services, accompagnée du SPASEEN-FO, syndicat des personnels administratifs de l'éducation nationale, a été longuement reçue fin juin par la rectrice et l’équipe de direction.

Toutes les revendications, discutées et actées en Assemblée générale, ont ainsi pu être soigneusement exposées. Congés éclatés, astreintes sauvages, heures supplémentaires non rémunérées et non rattrapées, mutualisation de services et suppressions de postes, surcharge de travail, absences non remplacées, pression de l'encadrement ... : le dialogue a été constructif et les revendications entendues, preuve que la mobilisation et l'unité paient.

La direction a même souhaité réunir trois fois par an les membres de la délégation, afin de faire le point sur le suivi des revendications. Tout ceci n’est qu’un début : les personnels sont bien conscients qu'ils doivent rester vigilants et mobilisés, afin de maintenir la pression jusqu'à la mise en œuvre de solutions concrètes.

La rentrée de septembre promet d'être sous tension. L'académie de Grenoble souffre en effet depuis longtemps d'un déficit important de postes administratifs : elle détient même le triste record de l’académie la plus mal dotée de France. Ainsi, d’années en années, la pression augmente sur les salariés, variable d’ajustement des politiques d’austérité. Il était temps d’essayer d’inverser la tendance.

Le rectorat de Grenoble


 

Voiron
Suppression de postes à l’hôpital

L'hôpital de Voiron

Le 5 juillet 2016, les syndicats FO et CGT ont boycotté la réunion sur les conditions de travail et l’absentéisme avec la direction de l’hôpital de Voiron. Les deux syndicats refusent la cogestion par le dialogue social et restent fidèles à la négociation sur la base des revendications.

Ils ont déjà dénoncé dans les différentes instances représentatives du personnel le fléau de l’absentéisme. Pour eux, aucun doute, les causes sont connues : le sous-effectif chronique et les suppressions de postes. Mais les mises en garde dans les réunions ne sont pas respectées.

Les deux organisations dénoncent la conférence territoriale de dialogue social. C’est pour eux un outil ayant pour but d’associer les organisations syndicales au démantèlement de la fonction publique hospitalière.
Pour les militants, l’heure de l’action est venue. Ils tiendront une réunion, le jeudi 7 juillet de 13 h 30 à14h30 à la Salle des commissions de l’hôpital de Voiron.

Ci-dessous, le contenu de la lettre envoyée au Directeur de l’ARS par les unions locales FO et CGT, fin juin.

Monsieur le Directeur

Les Unions Locales FO et CGT apportent leur soutien aux personnels du centre hospitalier de Voiron.

Nous exigeons le maintien de tous les postes et de toutes les activités. 

Nous refusons la suppression annoncée des 50 emplois. Nous réfutons que l’offre de soins soit dégradée par une politique de mise en œuvre des GHT nouvel avatar de l’austérité.

Nous souhaitons que notre appel soit entendu.

À défaut, nous informerons la population locale de la conséquence de vos décisions.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos sincères salutations.

Union locale FO Voiron

Copies : à la Directrice de l’hôpital de Voiron, au directeur ARS 38, à la députée de l’Isère, à la Sénatrice de l’Isère, au Maire de Voiron, au GD FO 38 Santé, au Secrétaire de l’UD FO Isère, au Secrétaire de l’UD CGT Isère.

 

Grenoble
La censure d’Eric Piolle contre le syndicat FO, et les mesures d’économie

Hôtel de ville de Grenoble

Dernière minute : Contre le plan d’économies de la mairie, manifestation, le lundi 11 juillet à 14 h devant la Mairie de Grenoble

Voici le communiqué de presse du syndicat FO de la mairie de Grenoble. « À Grenoble, la Municipalité Ecolo-Gauchiste dirigée par M. Piolle ne s’embarrasse pas avec sa conscience. Elle se veut contre le 49.3. Elle pratique le délit d’entrave caractérisé à l’encontre du syndicat F0 de Grenoble et Assimilés. Pour une municipalité qui se gargarise d’être dans la co-construction de la gestion de ses services avec les organisations syndicales, voilà que le syndicat FO se fait clouer le bec... en cette période de turpitude politique, don les médias locaux se font état. »
Depuis le vendredi 24 juin, le syndicat Fo Grenoble Métropole ne peut plus envoyer de messages électroniques depuis la boîte fo.mairie-grenoble@grenoble.fr. Une panne informatique ? Pas du tout, la direction des relations humaines a informé les camarades de FO, que leur messagerie était sciemment coupée.

La censure de notre organisation coïncide avec le « plan de sauvegarde » des services publics locaux de la municipalité grenobloise. À la clé, le démantèlement de nombreux services et la suppression de 150 postes environ, sans compter les CDD.

Voici un point rapide des principales conséquences de ce plan. La fermeture de trois bibliothèques (Prémol, Hauquelin, Alliance).

La réduction des missions de la santé scolaire, notamment la prise en charge des enfants en situation de précarité et leur suivi par les assistantes sociales. 12 postes seront supprimés ! Les bilans de grande section obligatoires seront remplacés par des dépistages infirmiers sans examen médical. La prévention des lombalgies faite dans les écoles, par des moniteurs d’éducation physique spécialisés, sera supprimée… Terminé aussi la mission des agents assurant la sécurité des enfants à la sortie des classes (dix groupes scolaires concernés).

Mis en place d’une mutualisation de nombreux services pour développer la polyvalence à outrance et pallier aux réductions d’effectifs.

Six antennes de la mairie seront fermées mettant fin à la maintenance de proximité des bâtiments. Avec pour conséquence l’allongement des délais de dépannage pour la plomberie, l’électricité, la serrurerie et la menuiserie.

4 points d’accueil sur 7 disparaitront pour les formalités administratives (cartes d’identité, passeports, documents obligatoires pour l’accès aux droits sociaux). La Maison des Habitants Bajatière et du centre social Eaux-Claires ferment. La restauration du foyer-logement Notre-Dame n’ira pas à son terme.

Les personnes âgées seront également impactées par la suppression de la tournée du samedi de la restauration à domicile. La baisse de 9 à 5 des permanences décentralisées du service social des personnes âgées…

À cette liste non exhaustive s’ajoutent les baisses de budget, les dégradations des conditions de travail et, partout, la baisse de la qualité du service.

Contact FO mairie 04 76 76 39 83

 

Voiron
Loyers indécents pour les syndicats voironnais

La bourse du travail de Voiron, en médaillon Julien Polat, maire

Concertation, ou simple coïncidence, le maire de Voiron Julien Polat LR (Les Républicains) comme son homologue Vincent Chriqui de Bourgoin lui aussi LR, donne un ultimatum aux syndicats de salariés. Dans les deux villes le couperet tombera le 31 décembre 2016.

Les prétextes des finances et de l’équité apparaissent comme de bien grosses ficelles aux yeux des syndicats. Le maire remet en question les conditions d’hébergement des unions locales, géré par un règlement établi en Conseil Municipal le 4 mars 1982.

Pour le maire « Ce sont actuellement près de 900 m2 de locaux publics qui sont mis à la disposition totalement gracieuse des unions locales syndicales alors même qu’une 
pénurie d’espaces disponibles contraint la ville depuis plusieurs années à ne pas pouvoir satisfaire les demandes formulées par le monde associatif dans son ensemble. »

L’amalgame entre les associations et la défense de l’intérêt des salariés est pour le moins étrange. C’est au moment où les droits des salariés dans leur ensemble sont de plus en plus menacés dans leur entreprise que des pressions sont exercées sur les instances qui peuvent leur venir en aide.

Julien Polat propose : « ... dorénavant de louer les espaces que vous occupez, en intégrant le prorata de ta taxe foncière, à défaut de quoi nous vous demanderons de libérer les lieux au 1 er janvier 2017. Le prix du marché à Voiron pour des locaux de bureaux est actuellement estimé dans une fourchette s’établissant entre 100 et 120 € HT te m2 par an. Considérant l’antériorité de la situation et l’état de vétusté des locaux résultant d’un défaut d’entretien majeur ces dernières années, nous proposons un tarif nettement inférieur qui s’établira à 70 € HT le m2 par an. Par ailleurs, il conviendra de proratiser également les charges de fonctionnement du bâtiment qui pèsent à ce jour sur les seules épaules de la ville. »

C’est une proposition complètement indécente qui est faite par le maire de Voiron. En effet, cela représenterait pour la seule union locale Force Ouvrière une charge de quelques 20 000 euros par an. Une somme qui n’ai pas réaliste compte tenu des possibilités de financement d’une union locale syndicale.

À noter que le bâtiment de la Bourse du Travail de Voiron, a été réalisé et construit avec la contribution de chaque habitant, au travers de ses impôts, au bénéfice exclusif des Syndicats et de leurs adhérents.

REPÈRE
Les obligations des communes
La loi n’oblige pas une commune à fournir un local aux organisations syndicales. Toutefois, la Ville, comme tout employeur, se doit de mettre à disposition des organisations syndicales représentant le personnel communal des locaux adaptés.

 

Isère - Savoie
La Poste menace de sanctions des syndicalistes

La poste Chavant à Grenoble

Des syndicalistes de La Poste sont menacés de sanctions pour leurs activités syndicales. Elles peuvent aller, pour certains, jusqu’au licenciement. Le nouveau directeur de La Poste, veut faire taire toute contestation dans les services, pour masquer la catastrophe sanitaire que constituent les logiques de réorganisations permanentes qui détruisent l’emploi et la santé des postiers.

Depuis des années, des syndicalistes et même des postiers non syndiqués subissent brimade et répression en permanence. C’est encore pire depuis l’arrivée du nouveau directeur.

La Poste a touché près d’un milliard d’euros de la part de l’État sur trois ans au titre du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), elle a détruit dans le même temps plus de 20 000 emplois. Dans les services, cette politique 
de réduction d’emploi couplée à des réorganisations permanentes se traduit par l’explosion de la souffrance au travail.

Grace à l’action conjointe des syndicalistes, du personnel, et des CHSCT, certaines réorganisations des centres courriers ont été bloquées. C’est pour cette raison que pèsent des menaces de sanctions.

À Moirans, la restructuration est bloquée, car La Poste refuse de fournir au CHSCT les outils qui lui permettent de calculer la charge de travail des facteurs. Une expertise démontre le caractère pathogène des méthodes utilisées pour réorganiser les tournées des facteurs.

Sur la zone d’Albertville qui regroupe 8 centres courriers, l’ensemble des organisations syndicales, ainsi que le CHSCT ont imposé l’arrêt des réorganisations jusqu’à la remise d’un rapport d’expertise pour un risque grave. Cette expertise fait suite à l’AVC d’une factrice de Courchevel sur son lieu de travail le lendemain d’une réorganisation.

Le travail des représentants du personnel a démontré le niveau de souffrance exceptionnel des facteurs de La Tarentaise, dû, en particulier, à la sous-estimation de la charge de travail et au rythme des réorganisations.

Le directeur de la poste reproche à ces syndicalistes de se battre pour préserver la santé au travail de leurs collègues ! Voilà pourquoi ils sont menacés de sanctions ! Pour soutenir les salariés menacés, un rassemblement aura lieu devant la direction de La Poste Chavant, 7 Boulevard Maréchal Lyautey, 38000 Grenoble, mardi 12 juillet 2016 à partir de 12 h.

 

Bourgoin-Jallieu
Le maire veut mettre les syndicats à la porte
L’ensemble des occupants de la maison des syndicats devront avoir quitté les lieux au 31 décembre

Un rendez-vous est pris avec le maire le 21 juillet prochain à 14h30
 
Une école maternelle. Puis, une maison des syndicats rénovée après 200 000 euros de travaux. Et ensuite ? Le maire Vincent Chriqui souhaite donner une nouvelle affectation à ce bâtiment situé au 2 rue de Funas. Laquelle ? « Plusieurs pistes sont possibles : localiser des services municipaux, héberger des associations ou louer ce bâtiment de 255 m2. » Conséquence : les actuels occupants, à savoir, les quatre unions locales CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, ainsi que les représentants des employés municipaux CGT et CFDT vont devoir quitter les lieux au 31 décembre 2016.
 
La Ville a signifié à chacune d’elles hier matin via leurs messageries électroniques.
Devant la presse, Vincent Chriqui a avancé deux raisons pour justifier son choix. Le contexte national a joué dans la décision du maire LR (Les Républicains) de Bourgoin-Jallieu. Au terme de la séquence qu’on vient de vivre au plan national, on voit que les syndicats prennent des positions de moins en moins dictées par l’intérêt général, mais répondent à des considérations d’ordre corporatiste. Les manifestations mobilisent les forces de l’ordre alors que celles-ci devraient consacrer leur temps à lutter contre le terrorisme et empêchent des milliers de salariés d’aller travailler. Pourquoi utiliserait-on les « impôts des berjaliens pour ça ? »
 
Contraites budgétaires.
 
Deuxième argument : la gestion très rigoureuse du patrimoine municipal. « Nous valorisons les bâtiments communaux en en vendant certains comme l’actuel bureau des élus, pont Saint-Michel. Nous en ouvrons d’autres aux associations comme l’ancienne école primaire des Lilattes, rue de la Libération, ou celle de Champ-Fleuri. » Et d’entamer une rengaine bien connue : « Les fortes contraintes budgétaires imposées aux communes par les baisses successives des dotations de l’État nous conduisent à prendre cette décision. »
 
Célia LOUBET
 
« Un usage datant de 1938 »
 
La nouvelle est tombée hier matin comme un coupe­ret. Au 31 décembre 2016, l’ensemble des occupants de la maison des syndicats devront avoir quitté les lieux. Cette décision du maire a soufflé tout le monde. « Ils sont dingues I », s’exclame Charles Gérard, secrétaire de l’Union locale FO en dé­couvrant le mail de la municipalité, envoyé dans la matinée « On nous met à la rue. On ne peut pas laisser faire ça. Au fil des heures, les couloirs de la maison des syndicats n’ont pas désempli. Quelle que soit leur étiquette syndicale, les représentants syndicaux ne comprennent pas cette décision. Certains font les cent pas dans les couloirs. Téléphone à la main l’un d’eux converse avec un délégué en vacances. « On est viré. Oui, viré à partir du 31 décembre. »
 
Un groupe de militants cé­gétistes décide de rédiger un communiqué de presse. Une élue de l’opposition, Frédérique Pénavaire, rejoint l’assemblée. « J’ai appris tout à l’heure, par hasard. Cela n’a jamais été évoqué en conseil municipal. Lors du précédent mandat, Jean-Pierre Girard, alors dans l’opposition, ne s’est jamais opposé à cette affectation. Les syndicats ont un rôle d’intérêt général pour des salariés qui sont en réelle dif­ficulté. »
Dénonçant « une décision arbitraire et autoritaire », l’Union locale CGT rappelait hier qu’en France, cela fait partie des « us et coutumes que des villes hébergent des organisations syndicales. C’est le résultat des luttes menées par le monde du:travail. Et à Bourgoin-Jallieu, c’est le cas depuis 1938 », précise Joëlle Lecerf. « Les organisations syndicales ne sont pas décidées à se laisser intimider. »

Article du Dauphiné Libéré du mardi 5 juillet 2016


 

Grenoble
Nous ne laisserons pas tomber

Manifestation grenobloise le 5 juillet

À Grenoble 1 500 personnes ont défilé contre la "loi travail". Alors que cette dernière arrive une nouvelle fois à l'Assemblée nationale, la philosophie générale du texte n'ayant pas changé, le 49.3 sera vraisemblablement utilisé pour la deuxième fois consécutive.

« Nous ne laisserons pas tomber », prévient d’emblée Jean-Claude Mailly, lors de la conférence de presse tenue dans les locaux de FO ce lundi 4 juillet. Devant un parterre de journalistes, il ajoute : « Si le projet de loi Travail est voté en l’état, il sera comme un chewing-gum qui colle aux chaussures pendant les semaines et les mois à venir. »

Des actions et mobilisations sont donc inscrites à l’agenda estival avec un rendez-vous fixé à la rentrée. 

F0 dans la rue le 5 juillet à Grenoble


 

France
Pour Damien c'est parti pour un tour

Une partie de l'équipe FO de la caravane du Tour

FO jeunes a été le déclic de l'action syndicale pour Damien Durin, policier municipal à Grenoble. “En début d’année, le responsable syndical de la ville de Grenoble a fait un appel à volontaire pour participer à une journée FO jeunes ; ça a été le déclic”. Le fait d’avoir une structure dédiée aux jeunes où ceux-ci peuvent parler entre eux, se donner des conseils afin d’apprendre mutuellement les uns des autres a ainsi été l’élément déclencheur de cet engouement nouveau pour l’action syndicale.

Damien est alors parti sur Paris pour deux jours, riches en découverte et en apprentissage, lui donnant l’envie d’aller encore plus loin. A son retour sur Grenoble, il s’est alors rapproché de la ville pour participer au conseil syndical et devenir référent Force Ouvrière au sein de l’équipe de jour de la police municipale. “Devenir référent c’était devenu pour moi une évidence. Je ne pouvais pas rester à rien faire face à la détresse de certains de mes collègues qui avaient même perdu goût en leur métier. Il fallait agir et vite.”

Depuis sa nomination, Damien prend donc son rôle très à cœur et espère bien par la même occasion inciter les nombreux jeunes de son unité à rejoindre le syndicat (*). Pour l'instant il sillonne la France avec l'équipe FO de la caravane du Tour de France 2016.

* extrait de l'article paru dans Alpes FO d'avil 2016 

Suivre la caravane FO sur facebook Tourdefrance By-fo


Damien Durin pendant le transfert


 

Grenoble
A 92% pour le retrait du texte

Manifestation à Grenoble le 28 juin

138 rassemblements et manifestations ont marqué le tempo du 28 juin 2016. A Grenoble c'est 5 000 personnes qui ont réaffirmées le rejet du projet de loi travail. 
 
La journée a été marquée également par la remise, dans les préfectures et à l’Elysée, de la votation dont le résultat est sans appel : 92 % de plus de 700 000 bulletins demandent le retrait du texte. 

Dans le cotège parisien, le Secrétaire général adjoint de la fédération Energie et Mines voudrait que les partisans de la loi Travail tiennent un discours plus clair. « Quand ils nous parlent de progrès social, il s’agit d’une tromperie. S’ils veulent changer de modèle de société qu’ils le disent clairement au lieu de nous expliquer qu’on a mal compris la philosophie du texte. »

 
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